Reconnaître une fausse annonce
Rédaction Okazio
En bref
Les arnaques entre particuliers ne sont pas infiniment variées. Elles reprennent une dizaine de manœuvres, toujours les mêmes, et chacune se reconnaît à une demande précise. Apprendre à les nommer suffit à les éviter.

Le principe général tient en une phrase : rien ne doit quitter votre compte avant que l'objet ne soit dans vos mains.
Les manœuvres, une par une
On vous demande de sortir du site
« Écrivez-moi directement sur WhatsApp », « voici mon numéro, appelez-moi ». Ce n'est pas une arnaque en soi — beaucoup de gens échangent leur numéro de bonne foi. Mais c'est la première étape de presque toutes : hors de la messagerie, plus rien n'est tracé, et personne ne peut vous aider ensuite.
On vous demande un acompte
« Verse un acompte pour que je te réserve l'objet. » Vous ne l'avez pas vu, vous ne connaissez pas le vendeur, et l'argent est parti. Un objet ne se réserve pas contre un versement à un inconnu.
On vous demande un code reçu par SMS
TWINT ne demande jamais un code par message. Ni votre banque. Un code reçu par SMS sert à valider une opération que quelqu'un d'autre est en train de lancer : le donner, c'est l'autoriser.
On vous propose un paiement hors plateforme
Un lien de paiement envoyé par message, un service dont vous n'avez jamais entendu parler, une « protection acheteur » proposée par le vendeur lui-même. Les vraies protections ne se proposent pas par message.
On vous paie trop, et on réclame la différence
« Mon assistant a envoyé 850 au lieu de 450, pouvez-vous me rembourser 400 ? » Le premier versement sera annulé, le second non. C'est la manœuvre du trop-perçu, et elle est ancienne.
On invoque un transporteur
Un faux courrier d'un transporteur, une facture d'expédition à avancer, un suivi qui n'existe pas. Vérifiez toujours un numéro de suivi sur le site du transporteur, jamais depuis le lien reçu.
On vous envoie un lien
Un lien vers une page qui ressemble à votre banque, à un service de paiement, ou au site lui-même. La page est une copie. Ne saisissez jamais vos accès depuis un lien reçu en message.
On vous demande vos identifiants
Aucun service légitime ne demande votre mot de passe. Aucun. Un vendeur, un acheteur, un « support » : personne.
On vous demande une pièce d'identité
« Envoyez une photo de votre carte d'identité pour la confiance. » Une copie de pièce d'identité sert à ouvrir des comptes à votre nom. Ce n'est jamais nécessaire entre particuliers.
On vous demande une carte cadeau
Un paiement en cartes cadeaux est irréversible et intraçable. C'est pour ça qu'on vous le demande.
L'objet est trop beau, et il est loin
Un objet cher, très en dessous du marché, et le vendeur est à l'étranger, injoignable autrement que par message, prêt à expédier. Les trois ensemble forment un motif.
Ce qui doit vous alerter, quel que soit le scénario
- L'urgence. « Il faut décider aujourd'hui », « j'ai d'autres acheteurs ».
- Le refus de se rencontrer, sur un objet local.
- Un texte qui sonne traduit, ou recopié d'une autre annonce.
- Des photos trouvables ailleurs. Une recherche d'image inversée coûte dix secondes.
Ce que fait okazio
Un bandeau apparaît sur les messages qui portent l'une de ces manœuvres, et il nomme la manœuvre plutôt que de dire « soyez prudent ». Un avertissement qui n'explique rien ne protège de rien.
Ce bandeau ne remplace pas votre jugement, et il ne voit pas tout. La règle qui vous protège vraiment reste la première : l'objet d'abord, l'argent ensuite.
Sources et méthode
Sources complémentaires consultées le 16 septembre 2026.