Vérifier qu'un objet n'est pas volé

Rédaction Okazio

En bref

Acheter un objet volé, même de bonne foi, se termine mal : l'objet est restitué à son propriétaire, et vous ne récupérez rien. La vérification tient en deux gestes — demander un numéro, et demander une facture.

Illustration du guide : Vérifier qu'un objet n'est pas volé

Le principe

Tout objet de valeur porte un identifiant unique, et son propriétaire légitime peut le fournir sans hésiter. Un vendeur qui ne connaît pas le numéro de série de ce qu'il vend n'en est pas le propriétaire d'origine — ce qui n'est pas illégal, mais mérite une explication.

Demandez-le avant de vous déplacer. C'est aussi ce qui vous évite un trajet inutile.

Où trouver le numéro

Un vélo — le numéro de cadre est gravé, le plus souvent sous le boîtier de pédalier, parfois sur la patte de dérailleur ou le tube de direction.

Un téléphone — l'IMEI s'affiche en composant *#06#, et figure aussi dans les réglages. Sur un iPhone, vérifiez en plus que le compte iCloud du vendeur a bien été retiré : sinon l'appareil est inutilisable, volé ou non.

Un scooter, une moto, une voiture — le numéro de châssis est frappé sur le véhicule et inscrit sur le permis de circulation. Comparez les deux, sur place.

Un ordinateur, un appareil photo, un outil électroportatif — numéro de série sur une étiquette, sous l'appareil ou dans le compartiment batterie.

Ce qu'il faut demander en plus

  • La facture d'achat, même ancienne, même partielle.
  • Depuis quand le vendeur possède l'objet, et pourquoi il le vend.
  • Pour un objet cher, une pièce d'identité — il est normal de vérifier que la personne est bien celle de la facture.

Ces trois questions sont banales entre particuliers honnêtes. C'est la réaction à ces questions qui vous renseigne, plus que les réponses.

Les signaux à prendre ensemble

Aucun ne suffit seul. Trois ensemble suffisent à renoncer.

  • Un prix nettement sous le marché.
  • L'absence de facture et de numéro de série.
  • Un vendeur pressé, qui refuse une rencontre en lieu public.
  • Un objet encore emballé, en plusieurs exemplaires.
  • Des étiquettes de série arrachées ou poncées.
  • Un appareil bloqué, ou dont le compte n'a pas été retiré.

Si vous découvrez après coup

Ne revendez pas. Un objet dont vous savez qu'il est volé ne peut plus être cédé — et le revendre vous met en tort, cette fois sans bonne foi possible.

Rassemblez ce que vous avez : l'annonce, la conversation, la preuve de paiement, ce que vous savez du vendeur. Signalez l'annonce et le compte, et adressez-vous à la police cantonale.

Si vous vendez

Facilitez la vérification : donnez le numéro de série dans l'annonce ou au premier message, et proposez la facture. C'est le meilleur argument de vente qui existe sur un objet cher, et il ne coûte rien.